Taichi Chuan
Les mouvements du Yin et du Yang
Pratiquer le Taichi Chuan, littéralement l’art martial du yin et du yang, c’est combattre sans ennemi. En revenant ainsi au cœur du mouvement qui nous anime, nous nous rapprochons de l’harmonie universelle.
La lenteur méditative des gestes et des pas change notre force physique en une juste présence apaisée. Dans la détente, le corps libère la plénitude de notre vitalité.
Créé au 15e siècle, le Taichi est inspiré du Qigong
La pratique des armes, principalement le sabre et l’épée ainsi que les applications martiales en binômes « tui shou » sont l’autre manière de progresser au Taichi.
Nous enseignons le Style Yang Originel dans sa version spiralée « chanzi », fidèle au Taichi des origines.

C’est par l’apprentissage de la forme lente que l’on pourra se libérer de ses tentions en épousant le flux et le reflux du yin et du yang. Embrasser ce mouvement avec tout le corps, c’est s’ancrer dans celui du monde.
Les exercices d’application martiale en binôme « tui shou » sont l’autre manière de progresser en Taichi Chuan.
Quelques mots sur le Taichi...
La tradition chinoise considère que les mouvements de la vie, la nôtre et celle du monde qui nous entourent, procèdent du Qi. Traduire « Qi » par énergie est réducteur, le Qi englobe les mouvements physiques mais aussi les mouvements subtils des émotions et de l’esprit, on parle aussi de souffle vital.
Faciliter le cheminement du Qi vers l’esprit est ce que proposent nos arts en ouvrant les portes qui nous relient au monde par le mouvement corporel. Ces arts du Qi « Qigong », accompagnent depuis plus de 3000 ans, au travers de très nombreuses pratiques la recherche de l’harmonie de la personne, de la santé aussi bien physique que psychique mais aussi, l’accomplissement spirituel.
Au 16e siècle le Taichi chuan, littéralement la boxe du « faîte suprême », (autrement dit l’art martial du yin et du yang qui sont les deux polarités du mouvement du Qi) s’impose peu à peu comme une discipline incontournable dans les arts du Qi.
Les Qigong traditionnels proposent différents mouvements répétitifs pour cibler tel ou tel aspect du parcours du Qi dans le corps, dans un but thérapeutique ou préventif.
Le Taichi chuan utilise la force détendu «jing» des arts martiaux internes* en proposant des enchaînements de mouvements. La posture, stable et enracinée, est au centre d’un mouvement global et continue du corps en déplacement, dans tous les sens, sur les huit points cardinaux, vers le ciel et vers la terre.
Le Taichi est avant tout un art et une science du mouvement, et par la même du Qi. La pratique du Taichi favorise chez le pratiquant une grande force interne, souplesse, fluidité et grâce dans sa mobilité. Si les débuts de l’apprentissage sont un peu plus techniques et fastidieux que ceux du Qigong, il permet d’harmoniser plus rapidement et plus efficacement la circulation du Qi dans le corps.
*Un art martial interne, dans la tradition chinoise, est une pratique corporelle qui préconise une grande détente et fludité dans les mouvements sans à-coup.
Le corps ainsi relaxé véhicule plus profondément le Qi du mouvement universel au travers des gestes mimant le combat. Les chinois appellent cette force apaisée, englobant tout le corps, la force « jing», en opposition à la force « li » qui se limite à la force musculaire.
La pratique en groupe de ces enchaînements de mouvements est un exercice apprécié pour ses bienfaits apaisants : c’est une méditation par le mouvement. S’entraîner à une réelle pratique martiale est long si on choisit cette option.
